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Quelles sont les obligations comptables d'un micro-entrepreneur ?

Livre des recettes, conservation des justificatifs, compte dédié, factures conformes : les obligations comptables réelles et allégées du micro-entrepreneur en nettoyage, sources officielles à l'appui.

Quelles sont les obligations comptables d'un micro-entrepreneur ?
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Un micro-entrepreneur du nettoyage a une comptabilité allégée : tenir un livre des recettes chronologique, conserver ses justificatifs, ouvrir un compte bancaire dédié si son chiffre d'affaires dépasse 10 000 € sur deux années civiles consécutives, et émettre des factures conformes portant la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » tant qu'il est en franchise (source : service-public.fr).

Pas de bilan, pas de compte de résultat, pas d'expert-comptable imposé : le régime micro repose sur la simplicité. Mais « allégé » ne veut pas dire « rien ». Cet article fait le tour des obligations RÉELLES, vérifiées sur les sources officielles, et de ce qui n'est PAS obligatoire. Un outil comme CleanBoard vous aide à suivre vos recettes et vos justificatifs au quotidien, mais il ne remplace pas un comptable.

Quelles obligations comptables pour un micro-entrepreneur ?

Les obligations tiennent en quatre points : un registre des recettes, la conservation des pièces, un compte bancaire séparé sous condition de seuil, et des factures conformes. Le tableau ci-dessous résume l'essentiel et sa durée de conservation, d'après service-public.fr et impots.gouv.fr.

ObligationCe qu'elle imposeConservation
Livre des recettesRecettes encaissées notées par ordre chronologique : montant, origine, mode de règlement10 ans
Registre des achatsDétail des achats de biens et services (si franchise en base de TVA)10 ans
FacturesNumérotées en continu, mentions obligatoires, mention 293 B si franchise10 ans (Code de commerce)
Compte bancaire dédiéObligatoire si CA supérieur à 10 000 € pendant 2 années civiles consécutivesPendant l'activité
Obligations comptables du micro-entrepreneur. Sources : service-public.fr (R18563), entreprises.gouv.fr.

Le livre des recettes : la pièce maîtresse

C'est l'obligation centrale. Le micro-entrepreneur doit tenir un livre des recettes à jour, qui enregistre chronologiquement le montant et l'origine des recettes encaissées, en précisant l'identité du client et le mode de règlement (chèque, espèces, virement). Pour une activité de service comme le nettoyage de façades ou de toitures, chaque chantier encaissé y figure (source : service-public.fr, fiche R18563).

Concrètement, dès qu'un client règle un nettoyage de terrasse, la ligne part dans le livre : date d'encaissement, nom du client, montant, mode de paiement. Le suivi se fait au fil de l'eau, c'est exactement ce que centralise un tableau de bord de gestion. Vous pouvez tester gratuitement le simulateur pour chiffrer vos chantiers au coût de revient avant de les encaisser.

Et le registre des achats ?

Si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous devez aussi tenir un registre annuel récapitulant le détail de vos achats de biens et de services (produits de nettoyage, perches télescopiques, carburant). Ce registre se conserve, lui aussi, 10 ans (source : service-public.fr).

Combien de temps faut-il conserver ses documents comptables ?

Le micro-entrepreneur doit conserver les informations du livre des recettes, du registre des achats et les pièces justificatives pendant 10 ans à compter de la clôture de l'exercice concerné (source : service-public.fr, R18563). Le Code de commerce fixe ce délai de 10 ans pour les documents et pièces comptables.

À noter : l'administration fiscale fixe un délai minimal de 6 ans pour exercer ses droits de communication et de contrôle (source : economie.gouv.fr). Mais comme le Code de commerce impose 10 ans, c'est cette durée la plus longue qu'il faut retenir pour rester en règle. En clair : on garde tout 10 ans.

  • Factures émises et reçues : 10 ans
  • Livre des recettes et registre des achats : 10 ans
  • Justificatifs d'achats (tickets, bons de commande, devis fournisseurs) : 10 ans
  • Relevés du compte bancaire dédié : à conserver sur la même logique

Faut-il un compte bancaire dédié quand on est micro-entrepreneur ?

Depuis la loi PACTE de 2019, un compte bancaire dédié à l'activité n'est obligatoire que si le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives (source : entreprises.gouv.fr). Au-delà, vous disposez de douze mois pour ouvrir un compte réservé à l'activité.

Bonne nouvelle : la loi n'impose pas un compte « professionnel » coûteux. Un simple compte courant distinct, réservé aux opérations de l'entreprise, suffit. En dessous du seuil, vous pouvez utiliser votre compte personnel, à condition de séparer le pro du privé. Pour un nettoyeur de façades qui démarre, c'est une économie de frais bancaires non négligeable au début.

Comment faire une facture conforme en micro-entreprise ?

Une facture de micro-entrepreneur doit identifier clairement le vendeur et le client, porter une date, un numéro chronologique continu, la nature de la prestation, le prix et les conditions de paiement. En franchise en base de TVA, elle doit afficher la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » : vous ne facturez pas de TVA et ne la récupérez pas sur vos achats (source : impots.gouv.fr).

Important sur le plan des seuils : on confond souvent deux limites distinctes. Le seuil de franchise en base de TVA pour les prestations de services est de 37 500 € (seuil majoré 41 250 €) pour 2026, tandis que le plafond du régime micro pour les services est de 77 700 € de CA annuel (source : economie.gouv.fr, bpifrance-creation.fr). On peut donc rester micro tout en devenant redevable de la TVA. Le projet de réforme abaissant la franchise à 25 000 € a été abandonné fin 2025, il n'est pas en vigueur.

Pour piloter la frontière franchise / assujetti et chiffrer vos devis en conséquence, le simulateur gratuit intègre déjà cette distinction.

Ce qui n'est PAS obligatoire en micro-entreprise

Le régime micro vous dispense d'un certain nombre d'obligations qui pèsent sur les entreprises au réel. C'est tout l'intérêt du statut.

  • Pas de bilan comptable annuel
  • Pas de compte de résultat ni de liasse fiscale
  • Pas de comptabilité en partie double (débit / crédit)
  • Pas d'expert-comptable imposé par la loi
  • Pas de TVA à facturer tant que vous êtes sous le seuil de franchise

Attention toutefois : pas d'obligation légale d'expert-comptable ne signifie pas qu'il est inutile. Dès que votre activité grandit, qu'il faut gérer le passage à la TVA ou optimiser votre régime, le comptable reste le bon interlocuteur. CleanBoard structure votre suivi (recettes, dépenses, marges, part de TVA), mais il ne produit ni déclaration fiscale ni bilan : il prépare le terrain, le comptable valide.

Comment CleanBoard aide au suivi sans remplacer le comptable

Un artisan du nettoyage passe ses journées sur les chantiers, pas devant un tableur. L'enjeu, c'est de saisir une fois et de retrouver tout au bon endroit le jour de la déclaration ou d'un contrôle.

  • Suivi des encaissements pour alimenter votre livre des recettes
  • Devis chiffrés au coût de revient pour ne jamais travailler à perte
  • Suivi des dépenses et justificatifs par chantier
  • Visibilité sur la part de TVA si vous devenez redevable
  • Statistiques de rentabilité chantier par chantier

CleanBoard fait le devis au coût de revient et le suivi de gestion, pas la facture finale (réforme de la facturation électronique) ni la déclaration. Créez votre compte pour structurer votre suivi comptable du quotidien et arriver serein chez votre comptable.

L'erreur classique du débutant, c'est de croire que micro = aucune compta. La vérité, c'est un livre des recettes tenu à la ligne près et des justificatifs gardés 10 ans. Le jour du contrôle, c'est ça qui fait la différence.

Questions fréquentes

Un micro-entrepreneur doit-il tenir une comptabilité ?+

Oui, mais une comptabilité allégée : un livre des recettes chronologique et, en franchise de TVA, un registre des achats. Pas de bilan ni de compte de résultat. Source : service-public.fr.

Combien de temps conserver ses factures en micro-entreprise ?+

Les factures, le livre des recettes et les justificatifs se conservent 10 ans selon le Code de commerce, même si le délai minimal de contrôle fiscal est de 6 ans. On garde tout 10 ans pour être tranquille.

Le compte bancaire dédié est-il obligatoire ?+

Seulement si le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives (loi PACTE). Un simple compte courant distinct suffit, pas besoin d'un compte « professionnel ». Source : entreprises.gouv.fr.

Faut-il facturer la TVA en micro-entreprise ?+

Pas tant que vous restez sous le seuil de franchise en base, soit 37 500 € pour les services en 2026 (majoré 41 250 €). La facture porte alors « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Au-delà, vous devenez redevable tout en restant micro. Source : economie.gouv.fr.

Un micro-entrepreneur doit-il avoir un expert-comptable ?+

Non, ce n'est pas une obligation légale. Mais il reste recommandé dès que l'activité grandit ou au passage à la TVA. Un logiciel de gestion comme CleanBoard prépare le suivi sans remplacer le comptable.

À propos de CleanBoard

CleanBoard est l'outil de gestion conçu pour les artisans du nettoyage extérieur (toitures, façades, terrasses, panneaux solaires). Les articles de ce blog partagent des méthodes concrètes de chiffrage, d'organisation et de gestion testées sur le terrain.

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