Démoussage, hydrofuge, coût de revient, amortissement, franchise de TVA… les mots du métier expliqués simplement, par quelqu'un qui l'a exercé.
Un anti-mousse est un produit qui détruit les mousses, lichens et algues et retarde leur réapparition. Il s'achète le plus souvent concentré et se dilue dans l'eau selon une proportion propre à chaque produit.
La basse pression est une technique de nettoyage qui projette l'eau à faible puissance pour ne pas abîmer les supports fragiles. Elle s'oppose à la haute pression, réservée aux surfaces résistantes.
Un dégriseur est un produit qui redonne sa teinte d'origine à un bois extérieur grisé par les UV et les intempéries. Il s'utilise surtout sur les terrasses et bardages en bois, avant l'application d'un saturateur.
Le démoussage est l'élimination des mousses, lichens et algues d'une toiture ou d'une surface extérieure, généralement suivie de l'application d'un traitement anti-mousse préventif pour retarder leur retour.
L'eau pure, ou eau osmosée, est une eau débarrassée de ses minéraux par osmose inverse. Utilisée avec une perche télescopique, elle nettoie vitres, façades et panneaux solaires sans laisser de traces et sans détergent.
Un hydrofuge est un traitement qui rend une surface (toiture, façade, pierre) imperméable à l'eau sans l'empêcher de respirer. Appliqué après nettoyage, il crée un effet perlant qui limite l'infiltration, les salissures et le retour des mousses.
Une nacelle est une plateforme élévatrice mobile de personnes (PEMP) qui permet de travailler en hauteur en sécurité. Sa location est un poste de coût majeur pour les chantiers de façade et de toiture en hauteur.
Un saturateur est un produit de finition qui nourrit et protège un bois extérieur en pénétrant dans ses fibres, sans former de film en surface. Il ravive la teinte et ralentit le grisaillement.
L'amortissement consiste à étaler le coût d'un équipement sur sa durée de vie plutôt que de le passer en une seule fois. Rapporté à l'heure d'utilisation, il donne le coût que chaque chantier doit couvrir pour votre matériel.
Le coût de revient d'un chantier est la somme de tout ce qu'il vous coûte réellement : main-d'œuvre chargée, produits, déplacement, amortissement du matériel et quote-part de charges fixes. C'est la base à partir de laquelle se fixe un prix rentable.
La marge est la différence entre le prix de vente et le coût de revient d'un chantier. Exprimée en euros ou en pourcentage, c'est ce qui rémunère votre risque et vous permet d'investir et de vivre de votre métier.
Le rendement d'un produit est la surface qu'un litre de solution prête à l'emploi permet de traiter (en m²/litre). C'est l'un des paramètres les plus souvent mal estimés du chiffrage, surtout sur les produits chers comme l'anti-mousse ou l'hydrofuge.
Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires minimum à réaliser pour couvrir toutes ses charges, sans perte ni bénéfice. En dessous, l'entreprise travaille à perte ; au-dessus, elle dégage un bénéfice.
Le taux horaire chargé est le coût réel d'une heure de travail, charges sociales comprises — et non le seul salaire net. Pour un artisan seul, il inclut aussi la part des charges fixes et le temps non facturable (trajets, devis, administratif).
La franchise en base de TVA est un régime qui dispense l'entreprise de facturer la TVA tant que son chiffre d'affaires reste sous un certain seuil. Les devis et factures portent alors la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
Le procès-verbal de réception est le document par lequel le client reconnaît que les travaux ont été réalisés et les accepte, avec d'éventuelles réserves. Signé des deux parties, il acte la fin du chantier.
Par Sébastien, fondateur de CleanBoard, artisan du nettoyage extérieur ·