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Vérifier que son sous-traitant est en règle : les documents à exiger

Dès 5 000 € HT, exigez de votre sous-traitant l'attestation de vigilance URSSAF et son immatriculation, à renouveler tous les 6 mois. Voici quoi demander.

Vérifier que son sous-traitant est en règle : les documents à exiger
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Dès qu'un contrat de sous-traitance atteint 5 000 € HT, le donneur d'ordre doit obtenir de son sous-traitant une attestation de vigilance URSSAF et un justificatif d'immatriculation, puis les renouveler tous les 6 mois (article L8222-1 du Code du travail). Sans cela, il risque la solidarité financière en cas de travail dissimulé.

Sur les gros chantiers de nettoyage de façades ou de toitures, sous-traiter une partie du travail est courant : un collègue prend l'accès en hauteur, un autre la prestation pendant un pic d'activité. Le réflexe que beaucoup d'artisans oublient, c'est de vérifier que ce sous-traitant est bien en règle. Cet article explique quels documents exiger, pourquoi la loi vous l'impose et à quelle fréquence les redemander, pour vous protéger sans jamais contourner les règles.

Pourquoi vérifier son sous-traitant est une obligation légale ?

Le Code du travail impose au donneur d'ordre une « obligation de vigilance ». Concrètement, vous devez vous assurer que l'entreprise à qui vous confiez une partie de votre chantier déclare bien son activité, déclare ses éventuels salariés et paie ses cotisations sociales. Cette obligation s'applique dès que le contrat atteint 5 000 € HT, selon l'URSSAF et l'article R8222-1 du Code du travail. Ce n'est pas une formalité optionnelle : c'est un garde-fou prévu par la loi pour lutter contre le travail dissimulé.

Le but est de vous protéger autant que de protéger l'ensemble du secteur. Si votre sous-traitant emploie quelqu'un au noir et que l'URSSAF le constate, vous, le donneur d'ordre, pouvez être tenu à une « solidarité financière » : autrement dit, vous pouvez devoir payer une partie des cotisations et majorations dues par votre sous-traitant. C'est précisément en demandant les bons documents, au bon moment, que vous démontrez avoir rempli votre obligation et que vous vous mettez à l'abri de cette responsabilité.

Quels documents exiger d'un sous-traitant ?

Le donneur d'ordre doit réclamer deux pièces principales avant de démarrer, dès que le seuil de 5 000 € HT est atteint. La première est l'attestation de vigilance délivrée par l'URSSAF. La seconde est un justificatif d'immatriculation de l'entreprise (extrait Kbis pour une société, ou justificatif d'inscription au répertoire des métiers / SIRENE pour un artisan ou un auto-entrepreneur). Voici le détail.

DocumentÀ quoi il sertQuand le demander
Attestation de vigilance URSSAFProuve que le sous-traitant déclare son activité et est à jour de ses cotisations socialesÀ la signature, puis tous les 6 mois
Justificatif d'immatriculation (Kbis / SIRENE / répertoire des métiers)Confirme que l'entreprise existe légalement et exerce une activité déclaréeÀ la signature du contrat
Vérification du code de sécurité de l'attestationConfirme que l'attestation est authentique et non falsifiéeÀ chaque réception d'une attestation
Attestation d'assurance (RC pro)Couvre les dommages causés pendant la prestationÀ la signature, puis à chaque renouvellement
Documents à demander à un sous-traitant et fréquence (contrat ≥ 5 000 € HT)

L'attestation de vigilance n'est valable que si elle est authentique. L'URSSAF précise qu'un numéro (code) de sécurité figure sur le document : le donneur d'ordre doit le saisir dans l'outil de vérification d'attestation sur urssaf.fr pour confirmer qu'elle est réelle et à jour. Ne vous contentez donc pas de recevoir un PDF : vérifiez-le. Si votre sous-traitant fait lui-même appel à des salariés détachés depuis l'étranger, la liste des salariés concernés et leurs formulaires de détachement peuvent aussi vous être demandés en cas de contrôle.

À quelle fréquence renouveler ces vérifications ?

C'est le point que la plupart des artisans ratent. L'attestation de vigilance ne se demande pas une seule fois. L'URSSAF impose au donneur d'ordre de l'obtenir à la conclusion du contrat, puis tous les 6 mois jusqu'à la fin de l'exécution du chantier. Sur une prestation longue ou un marché récurrent (un syndic, un bailleur, une copropriété nettoyée chaque trimestre), cela veut dire reprogrammer un rappel tous les six mois pour redemander une attestation fraîche et la revérifier.

Le justificatif d'immatriculation, lui, se demande à la signature. L'attestation d'assurance se renouvelle logiquement à chaque échéance annuelle du contrat de votre sous-traitant. Le plus simple est de tenir un tableau de suivi par sous-traitant, avec la date de la dernière attestation reçue et la date de la prochaine demande. C'est exactement le genre d'information que vous pouvez conserver dans la fiche d'un contact professionnel de votre CRM, à côté de ses coordonnées.

Un exemple chiffré illustratif

Imaginons un artisan qui décroche un marché de démoussage de toitures à 18 000 € HT. Il sous-traite l'accès en nacelle et une partie du nettoyage à un confrère pour 7 200 € HT. Le seuil de 5 000 € HT est dépassé : il doit obtenir l'attestation de vigilance et l'immatriculation du confrère avant de démarrer. Le chantier s'étale sur huit mois ? Au sixième mois, il redemande une attestation à jour. Si le confrère s'avérait employer quelqu'un sans le déclarer, l'artisan ayant fait toutes ces vérifications est en bien meilleure position face à un éventuel redressement que celui qui n'a rien demandé.

Comment garder tout cela sous contrôle au quotidien ?

La difficulté n'est pas de comprendre la règle, c'est de la tenir dans la durée, chantier après chantier. Avant même de sous-traiter, posez-vous la bonne question : est-ce rentable de confier ce lot à quelqu'un, ou de le faire vous-même ? C'est tout l'enjeu abordé dans notre article sur nettoyer soi-même ou sous-traiter la hauteur. Une fois la décision prise, un outil de gestion vous aide à chiffrer le chantier au coût de revient avec le simulateur gratuit et à garder une trace propre de chaque intervenant.

CleanBoard est un logiciel de gestion pensé pour les artisans du nettoyage extérieur : devis au coût de revient, fiches clients et contacts, suivi des chantiers, paiements et statistiques. Vous y conservez la fiche de chaque sous-traitant, les documents associés et un rappel pour les vérifications périodiques. Il fait le devis ; l'émission de la facture, elle, passe par votre outil de facturation raccordé à une plateforme agréée. Pour structurer votre suivi dès le prochain chantier, vous pouvez créer un compte via l'inscription.

Ce qu'il faut retenir

  • Seuil déclencheur : 5 000 € HT par contrat de sous-traitance.
  • Deux documents clés : attestation de vigilance URSSAF + justificatif d'immatriculation.
  • Vérifiez l'authenticité de l'attestation via son code de sécurité sur urssaf.fr.
  • Renouvelez l'attestation tous les 6 mois jusqu'à la fin du chantier.
  • L'objectif est de vous protéger de la solidarité financière, jamais de contourner la loi.

Pensez aussi à la cohérence de vos propres documents commerciaux : un devis clair et complet est la première brique d'une relation saine, comme le rappelle notre guide sur les mentions obligatoires d'un devis d'auto-entrepreneur.

Vérifier son sous-traitant n'est pas un signe de méfiance : c'est une protection mutuelle qui assainit tout le secteur du nettoyage extérieur.— Bonne pratique de gestion

Questions fréquentes

À partir de quel montant dois-je vérifier mon sous-traitant ?+

L'obligation de vigilance s'applique dès que le contrat de sous-traitance atteint 5 000 € HT, selon l'article R8222-1 du Code du travail et l'URSSAF. En dessous, l'attestation de vigilance n'est pas exigée, mais vérifier l'immatriculation et l'assurance reste une bonne pratique.

Quels documents précis dois-je demander ?+

Au minimum l'attestation de vigilance délivrée par l'URSSAF et un justificatif d'immatriculation de l'entreprise (Kbis, SIRENE ou répertoire des métiers). Il est aussi prudent de demander une attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle couvrant la prestation.

Comment vérifier qu'une attestation de vigilance est authentique ?+

Chaque attestation de vigilance porte un code de sécurité. L'URSSAF met à disposition un outil de vérification sur urssaf.fr : vous y saisissez ce code pour confirmer que le document est réel, valide et à jour. Ne vous contentez jamais d'un simple PDF reçu par e-mail.

Tous les combien dois-je redemander l'attestation ?+

L'attestation de vigilance se demande à la signature du contrat, puis tous les 6 mois jusqu'à la fin de l'exécution du chantier. Sur un marché récurrent, programmez un rappel semestriel pour obtenir une attestation à jour à chaque échéance.

Que risque-t-on si on ne vérifie pas son sous-traitant ?+

En cas de travail dissimulé constaté chez votre sous-traitant, vous pouvez être tenu à une solidarité financière : devoir payer une partie des cotisations et majorations dues. Avoir réuni et vérifié les bons documents au bon moment est ce qui démontre que vous avez rempli votre obligation de vigilance.

À propos de CleanBoard

CleanBoard est l'outil de gestion conçu pour les artisans du nettoyage extérieur (toitures, façades, terrasses, panneaux solaires). Les articles de ce blog partagent des méthodes concrètes de chiffrage, d'organisation et de gestion testées sur le terrain.

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